Ma nuit folle avec l’auteur érotique que j’ai descendu en flèche

Je sens encore l’eau tiède couler sur mes pieds, là, dans sa baignoire. Il est à genoux devant moi, ses mains savonneuses qui glissent entre mes orteils. J’ai les yeux mi-clos, un frisson qui remonte mes mollets. Ses doigts massent la voûte plantaire, puissants, précis. L’odeur du savon bon marché se mélange à celle de la crasse des trottoirs parisiens. ‘T’es dingue de faire ça’, je murmure, la voix rauque. Il lève les yeux, un sourire en coin. ‘Tes pieds sales, c’est mon calumet de la paix après tes critiques assassins.’

Tout a commencé par ces mails. J’avais lu ses nouvelles érotiques sur un site, et franchement, les scènes de cul ? Lourdes, grasses, comme il dit. J’ai craqué, je lui ai écrit : ‘Tes intros sont cool, mais le sexe, c’est du réchauffé.’ Bam, il a riposté direct, vexé. ‘Les conseilleurs ne sont pas les payeurs.’ On s’est pris au jeu, vacheries sur vacheries, débats sur Fante, Coelho – lui déteste, moi j’assume. Trois semaines de ping-pong électronique, et petit à petit, ça calme. J’apprends qu’il est Parisien, intermittent du cul littéraire. Moi, 28 ans, documentaliste, fraîchement larguée par un trouillard.

Des mails qui chauffent à blanc

‘Tu verras bien si on se voit’, j’ai lancé un jour. Il a filé son numéro. Sa voix au tel : grave, chaude. Pas d’accent du sud, ouf. RDV dans un bar Costes, branché, lumières tamisées. J’arrive, baskets bleues pour le signe. Il mate mes jambes, mes hanches moulées dans la jupe. ‘J’ai rajouté un peu pour les clichés documentalistes’, je dis en m’asseyant, lunettes en prime. Martini pour lui, daiquiri pour moi. On s’engueule encore sur ses scènes de baise. ‘T’es lourdaud à l’écrit, t’es comme ça en vrai ?’ Il rit. ‘Teste et tu verras.’

L’alcool aide. Je parle de mon ex, de salsa, de Bretagne. Mon pied me lance des nouvelles pompes. Je le masse discrètement sous la table. Il bande les yeux sur mon décolleté, la dentelle blanche qui dépasse. ‘T’es très jolie.’ ‘Toi pas mal.’ Tension électrique. ‘J’ai hésité, craignant que t’arrives comme tes histoires.’ Puis la question conne : ‘Qu’est-ce qu’une fille jolie lit de cul ?’ Je pète un câble. ‘C’est quoi ce macho ? Les mecs peuvent, pas les nanas ? J’aime le sexe, ok ?!’ Je rougis, mèche qui retombe. Il sourit, adorable.

De la baignoire au lit : le feu d’artifice

On finit chez lui. Pieds nus dans la rue, ‘Contente d’être venue.’ Pizza surgelée avalée, faim d’autre chose. Salle de bain : je lave mes pieds, il prend le relais. Sa langue sur mes orteils… humide, chaude, qui suce un à un. Je gémis, ‘Hmm, continue…’ Mollets caressés, langue qui remonte. Je me lève, balance jupe et lunettes. Culotte blanche trempée déjà. Pomme de douche : guerre froide, rires, morsures. Allongés, eau chaude enfin. Son corps contre le mien, chemise collante. ‘Excuse, je pisse un peu.’ Son baiser dans le cou, langue dans l’oreille.

Sur le lit, sa bouche partout. ‘Reste là’, je guide sur mon cul. Langue qui fouille mon trou, chatouilleux d’abord, puis feu. Odeur musquée, goût salé. ‘Mords plus fort.’ Sa queue en bouche, lunettes sur le nez, clin d’œil. ‘Suce-moi bien.’ Mes mains sur ses fesses, doigts qui pressent. Elle durcit, veines gonflées, sel sur la langue. Je la chevauche, genoux aux oreilles, rouge de plaisir. ‘Baise-moi fort !’ Il pousse, claques humides, sueur qui coule. Yeux dans les yeux, puis je me retourne, à quatre pattes. ‘Vas-y, comme une chienne.’ Il entre, profond, bruits de peaux qui claquent. Odeur de sexe, gémissements rauques. Orgasme qui explose, corps qui tremble.

Allongés, poisseux. ‘T’écriras ça mieux que tes merdes ?’ Il rit, main sur ma nuque. Je m’endors contre lui, comblée. Cette nuit… putain de meilleure histoire.

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