Ma rencontre brûlante avec l’étranger au bord du fleuve mystique

J’avais marché des heures dans cette forêt étouffante, la brume collant à ma peau comme un amant humide. Mes pieds boueux s’enfonçaient dans la terre molle, l’odeur de feuilles pourries et d’humus me prenait à la gorge. J’avais faim, putain… non, faim pour de vrai, et soif aussi. Kewell était loin derrière, avec ses horreurs, mes bleus sur les pommettes qui pulsaient encore, ma gorge entaillée qui tirait à chaque déglutition. Mais je vivais, bordel.

Soudain, un éclat orangé dans la nuit : un feu. Mon cœur a cogné. J’ai avancé, cape râpeuse sur mes épaules maigres. Là, un mec, grand, barbu, armure cabossée luisant sous la lune. Il me fixe, épée en main. ‘Allons, ne bouge pas’, grogne-t-il, voix rauque comme du gravier. Je recule, capuche baissée. ‘Je vous en prie, Monseigneur, ne me faites pas de mal.’ Il baisse l’arme, tire ma capuche. Ses yeux sombres me scannent : cheveux sales en vrac, lèvre fendue, peau noircie. ‘Assieds-toi près du feu.’ Sa chaleur irradie déjà.

La rencontre dans la brume et le feu qui crépite

Je m’assois, tremblante. Il me tend de la viande séchée. L’odeur fumée me fait saliver. J’engloutis, doigts graisseux, en le matant. Lorn, qu’il dit s’appeler. Guerrier de Lazarre, ou un truc du genre. ‘D’où viens-tu ?’ ‘De Kewell.’ Il sait, je le vois dans son regard. Les viols, les massacres. ‘Qui t’a fait ça ?’ Je hausse les épaules, bombe la poitrine malgré mes seins menus sous les haillons. ‘J’ai de quoi payer le repas.’ Il secoue la tête. ‘Je ne veux rien.’ Vraiment ? Son regard descend sur mes cuisses, hésite.

Le feu crépite, flammes dansant sur sa barbe, son torse musclé sous la chemise ouverte. Odeur de sueur mâle, de cuir et de bois brûlé. Mon corps réagit malgré moi : chaleur entre les jambes, tétons qui durcissent. ‘T’es pas comme les autres’, je murmure, léchant mes doigts luisants. Il rit doucement. ‘Si ne pas te vouloir est étrange…’ Mais ses yeux disent le contraire. La nuit tombe, étoiles au-dessus du fleuve qui murmure, clapotis hypnotique. On parle peu, nos souffles se mêlent. Sa main effleure mon bras, accident ? Non. ‘T’es belle, sous la crasse.’

Je me rapproche. ‘Montre-moi.’ Il hésite, puis m’attire. Ses lèvres sur les miennes, goût de viande et de sel, rugueuses. Je gémis, ‘Lorn…’, sa barbe gratte ma peau sensible. Ses mains puissantes glissent sous ma cape, pincent mes seins. ‘Putain, t’es dure partout.’ Je ris, haletante. Il me plaque au sol, herbe humide sous mon dos. Odeur de terre mouillée, son poids écrasant délicieusement. Il déchire mes haillons, lèche ma gorge balafrée. ‘T’as survécu à ça ?’ Sa langue chaude sur la cicatrice, frissons partout.

Le désir explose au bord du fleuve

Je défais son pantalon, sa queue raide jaillit, lourde, veineuse, odeur musquée qui m’enivre. ‘Suce-moi’, grogne-t-il. Je prends en bouche, salive coulant, bruit de succion obscène. Il gémit, ‘Oh oui, Sylène…’, mains dans mes cheveux. Puis il me retourne, cul en l’air. ‘Écarte.’ Ses doigts écartent mes lèvres trempées, odeur de mouille forte. Il crache, enfonce deux doigts, je crie, ‘Plus fort !’ Le fleuve bruit en fond, comme nos halètements.

Il me pénètre d’un coup, énorme, me remplissant. ‘T’es si serrée.’ Coups de reins violents, claques de peau humide, ses couilles tapant mon clito. Je pousse des ‘Oui ! Baise-moi !’, ondoie contre lui. Il me retourne en missionnaire, jambes sur ses épaules, va-et-vient profonds. Sensations : frottements intenses, sueur dégoulinante, son souffle chaud sur mon cou. ‘Je viens…’, il gronde. ‘Dedans !’ Explosion chaude en moi, je jouis en hurlant, spasmes violents, ongles dans son dos.

On reste collés, cœurs battants, rires essoufflés. ‘T’es pas un saint, hein ?’ Il sourit. Le feu s’éteint, mais notre chaleur persiste. Demain, routes séparées, mais cette nuit… magique. Le chat noir dans la brume ? Oublié. Juste le plaisir, cru, vivant.

Post Comment

You May Have Missed