Ma confidence coquine : lui à ma porte, et le feu qui nous consume
J’étais là, vautrée dans mon gros fauteuil club en cuir marron, les jambes repliées sous moi. Ma robe en soie crème glissait sur ma peau, ces fines bretelles, les petits boutons de nacre qui s’entrouvraient juste un peu sur mon ventre. Le feu crépitait, chaud sur mes cuisses nues. Thé à la menthe qui fumait, odeur fraîche qui se mélangeait à celle du bois brûlé. Purcell chantait en boucle, sa voix pure me donnait des frissons.
Le téléphone a sonné. C’était lui, P. Sa voix grave, rauque, comme s’il tirait sur sa pipe dans la voiture. J’adore ce goût de tabac qui reste dans sa bouche après nos baisers.
L’appel qui m’électrise
« Allô ? Tu déranges pas ? »
« Non… au contraire. J’étais là, devant le feu, à rêver. »
« À quoi ? »
« Devine… à toi. À tes mains sur moi. »
Il rit doucement. « T’es dans ton fauteuil club ? En tenue légère ? Celle avec les boutons ? »
« Oui… » J’hésite, la gorge sèche.
« J’en défais un par un, lentement. Ma main glisse dans l’échancrure… »
« Hum… continue. » Mon corps réagit déjà, chaleur qui monte, pas juste du feu.
Sa voix me guide, ses mains imaginaires descendent, remontent. Je ferme les yeux, respiration qui s’accélère. Odeur de menthe, de bois, sa voix qui vibre. Mes doigts suivent son chemin, effleurent ma peau sous la soie.
Soudain, la sonnerie de la porte. Grrr. Insistante.
« Va ouvrir, je reste en ligne. »
« Non… pas maintenant. »
Mais elle insiste. Je sursaute, encore tremblante de nos mots.
Je regarde par le judas. Rouge aux joues. C’est lui. P, en chair et en os.
« C’était toi tout à l’heure ? T’as joui derrière ma porte pendant que je fantasmais ? »
Le plaisir devant les flammes
« Ouais… t’as pas ouvert. Mais maintenant… »
Je l’attire dedans, me jette dans ses bras. Sa grande carcasse, 1m90, épaules larges, ventre doux. Je me sens minuscule, enveloppée. Odeur de tabac, de froid de dehors.
« Un bain ? » je murmure.
Eau chaude, mousse eucalyptus qui embaume. Bougies allumées. Il se déshabille, je mate son corps. Je fais glisser ma robe, culotte au sol. On s’encastre dans la baignoire. Ses bras sur mes épaules, doigts qui timident sur mon ventre. Silence, juste Purcell et clapotis. Chaleur de l’eau, de sa peau.
« T’es bien ? »
« Hum… ventousée contre toi. »
On sort, rinçage sous l’eau brûlante. Serviettes. On s’installe devant la cheminée, tapis moelleux. Moi en soie refermée, lui en serviette.
Thé à la menthe. Je m’allonge, tête sur ses cuisses. Ses doigts dans mes cheveux, descendent. Sur mes seins, ventre. Sa bite durcit sous ma joue. Je bouge la tête, la frôle.
« J’ai envie… »
« Moi aussi. »
J’arrache la serviette. Sa queue dressée, veinée. Je l’embrasse, langue autour du gland, goût salé. Il gémit, « Oh putain… ». Ses mains déboutonnent ma robe. Seins libres, tétons durs.
On s’allonge, peau contre peau. Chaleur du feu sur nos dos. Il me caresse la chatte, trempée. Doigts qui glissent dedans, frottent mon clito. Je gémis, « Plus fort… ».
Il me pénètre d’un coup, lent. Remplie, étirée. Odeur de sueur, de sexe, bois brûlé. On bouge, cuisses claquent. Missionnaire, puis je le chevauche. Ses mains sur mes fesses, claquent doucement. « T’es si bonne… »
Respiration saccadée, râles. Je sens l’orgasme monter, ventre qui se contracte. « Je viens… » Cris mêlés à Purcell. Sa bite palpite, sperme chaud qui gicle en moi. Tremblements, sueur.
On reste collés, essoufflés. « Je t’aime… » Hum, réponse dans un baiser. Feu qui baisse, mais nous, on brûle encore.
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